La laveuse de fûts LTS-20 est conçue pour les microbrasseries artisanales de moins de 500 hl/an. Avec une cadence allant jusqu’à 25 fûts par heure, un cycle soude–acide–CO₂ entièrement modulable, une tête de lavage fiable et la possibilité de raccordement à un générateur de vapeur basse pression, elle offre un haut niveau de sécurité microbiologique tout en restant simple à installer (version monophasée ou triphasée) et à entretenir.

L’hygiène des fûts, un enjeu critique en microbrasserie

Le fût inox est l’un des contenants les plus exigeants en matière d’hygiène. Son architecture fermée, l’unique accès par le plongeur et la présence possible de levures séchées, de sucres caramélisés, de houblons, de résidus protéiques et de biofilms imposent un lavage parfaitement maîtrisé. Un simple rinçage ou un nettoyage improvisé ne suffisent pas à garantir la stabilité microbiologique de la bière.

Dans une microbrasserie artisanale, un fût mal nettoyé peut générer des faux-goûts, des contaminations lactiques ou des développements de levures sauvages, voire des refermentations indésirables chez le client. Pour des volumes de production inférieurs à 500 hl/an, il est donc crucial de disposer d’une laveuse de fûts conçue pour offrir un cycle de nettoyage reproductible, techniquement cohérent et adapté à la réalité du terrain.

C’est précisément la vocation de la LTS-20 : apporter une solution professionnelle aux microbrasseries, sans basculer dans la complexité ni les coûts d’une ligne industrielle multivoies.

La problématique sanitaire des fûts en microbrasserie

Des résidus tenaces et difficiles à éliminer

Après la vidange, un fût peut contenir un mélange de levures séchées, de particules de houblon, de sucres caramélisés et de dépôts protéiques. Ces résidus, combinés aux biofilms qui se forment sur les parois internes, créent un environnement idéal pour la survie de micro-organismes indésirables. Sans protocole de lavage structuré, ces contaminants peuvent persister plusieurs rotations de fûts.

Des risques microbiologiques bien réels

Les principaux micro-organismes problématiques sont les bactéries lactiques (Lactobacillus, Pediococcus), responsables d’acidités non souhaitées ou de viscosité, les levures sauvages et, dans certains cas, des Brettanomyces. Les biofilms mixtes peuvent protéger ces flores des actions chimiques et rendre le nettoyage encore plus difficile. Une laveuse inadaptée ou mal utilisée augmente donc directement le risque de défauts sensoriels et de retours produits.

Pourquoi une microbrasserie doit standardiser le lavage des fûts ?

Les microbrasseries travaillent souvent avec des styles très différents (lager, IPA, stout, sour) et des cadences variables. Les opérateurs sont polyvalents et passent du chaudron de brassage à l’embouteillage de bière ou aux fûts en fonction des besoins. Dans ce contexte, la standardisation d’un protocole soude–acide–CO₂ sur une machine fiable comme la LTS-20 est la meilleure garantie de cohérence d’un lot à l’autre, même avec des équipes réduites.

Comment la LTS-20 sécurise le nettoyage des fûts ?

Une tête de lavage robuste, compatible S / A / G

La performance d’une laveuse de fûts repose d’abord sur sa tête de lavage. Sur la LTS-20, cette tête vient s’enficher directement sur le plongeur du fût, assure l’étanchéité et permet la circulation interne des différents fluides de nettoyage. Elle est conçue en inox robuste, compatible avec les connecteurs S-Type, A-Type et G-Type (équipement pour l’un ou l’autre type en fonction de votre demande), ce qui couvre la grande majorité des fûts inox utilisés.

Cette tête de lavage supporte sans difficulté les différentes phases du cycle : pré-rinçage, soude chaude, phase acide ou à l’acide péracétique, vapeur basse pression et purge finale au CO₂.

Une circulation interne maîtrisée

La LTS-20 fonctionne par circulation forcée : le liquide de nettoyage entre par la tête de lavage, traverse le volume du fût puis ressort, entraînant avec lui les résidus internes. Ce principe est particulièrement efficace pour décoller les levures séchées, les sucres caramélisés et les biofilms, à condition que la pression et les temps de passage soient correctement paramétrés. La LTS-20 offre un débit et une pression stables, gages d’un résultat homogène d’un fût à l’autre.

Un protocole conforme aux bonnes pratiques professionnelles

  • Pré-rinçage : élimination des résidus visibles et des particules libres.
  • Soude chaude : décrochement des biofilms, dissolution des protéines et des sucres caramélisés.
  • Rinçage intermédiaire : évacuation de la soude restante.
  • Acide ou acide péracétique : neutralisation de la soude, traitement des dépôts minéraux et désinfection.
  • Rinçage final propre : élimination des traces d’acidité résiduelle.
  • Purge au CO₂ : expulsion de l’air et mise en condition du fût pour la bière fraîche.

Gros avantage vous pouvez doubler ou tripler l’un ou l’autre des cycles.

3. Utiliser la LTS-20 : déroulé type d’un cycle de lavage

Voici un exemple de séquence de lavage sur la LTS-20 pour un fût inox standard, tel qu’il peut être paramétré dans une microbrasserie artisanale. Les durées exactes restent à adapter à votre protocole interne.

  1. Connecter le fût sur la tête de lavage en vérifiant l’enclenchement correct du connecteur (S, A ou G).
  2. Lancer le pré-rinçage pour évacuer les résidus grossiers et vérifier le bon passage du liquide.
  3. Activer la phase à la soude chaude, en respectant la température et le temps de circulation prévus dans votre procédure.
  4. Effectuer le rinçage intermédiaire pour évacuer toute trace de soude avant la phase acide.
  5. Lancer la phase acide ou à l’acide péracétique pour neutraliser la soude résiduelle et assurer la désinfection.
  6. Terminer par un rinçage final propre afin de supprimer les restes d’acidité. Si c’est le cas ajoutez le cycle vapeur.
  7. Réaliser la purge finale au CO₂ pour chasser l’air du fût et le préparer immédiatement au remplissage.

Le rôle clé de la soude et de l’acide dans le nettoyage des fûts de bière

La soude chaude : l’étape la plus critique

La soude est l’agent de nettoyage central dans le lavage des fûts. Utilisée chaude, elle déstructure les biofilms, dissout les protéines brunes et aide à décrocher les levures et sucres séchés dans le fond du fût. La LTS-20 maintient une circulation stable de soude chaude, avec une température adaptée au protocole interne de chaque brasserie, ce qui garantit une action efficace sur les résidus les plus tenaces.

L’acide et l’acide péracétique : neutraliser, polir, désinfecter

La phase acide intervient ensuite pour neutraliser la soude résiduelle et traiter les dépôts minéraux. Suivant l’objectif, la brasserie peut utiliser un acide nitrique/phosphorique ou de l’acide péracétique. Ce dernier apporte une désinfection rapide et efficace, même à température modérée. La LTS-20 accepte ces différentes approches, ce qui laisse à chaque microbrasserie la liberté de bâtir un protocole en cohérence avec ses produits de nettoyage existants.

Le rinçage final propre et la purge au CO₂

Le rinçage final a pour objectif d’éliminer toute trace d’acidité résiduelle à l’intérieur du fût. Il est immédiatement suivi de la purge au CO₂, qui remplace l’air par un gaz neutre pour la bière. Cette purge 100 % CO₂ réalisée par la LTS-20 limite les risques d’oxydation et permet de connecter plus rapidement le fût sur la ligne de remplissage ou sur une embouteilleuse à bière ou un système de tirage adapté.

La vapeur basse pression : la solution premium en microbrasserie

Pourquoi la vapeur est un atout majeur

La LTS-20 peut être raccordée à un générateur de vapeur basse pression. Cette option permet d’injecter de la vapeur dans le fût après le cycle de nettoyage, offrant une désinfection thermique très efficace. La vapeur agit rapidement sur les micro-organismes les plus résistants et renforce la sécurité microbiologique, notamment pour les brasseries produisant des bières délicates ou peu houblonnées.

Un vrai plus pour les bières sensibles

L’usage de vapeur est particulièrement intéressant pour les lagers, pils, helles ou certaines bières de fermentation basse, plus sensibles aux contaminations. La désinfection thermique apporte une couche de sécurité supplémentaire par rapport à un protocole exclusivement chimique, sans modifier la structure interne du fût ni ses performances mécaniques.

Une alternative partielle aux désinfectants coûteux

En intégrant une étape vapeur, la brasserie peut réduire les volumes d’acide ou d’acide péracétique nécessaires pour atteindre son objectif sanitaire. Cela se traduit par une baisse des consommations de produits chimiques et un coût d’exploitation global mieux maîtrisé, sans compromis sur la sécurité microbiologique. Pour une microbrasserie, ces économies finissent par peser dans le bilan annuel.

Cadence, modularité et simplicité : l’équilibre idéal

Une cadence de lavage jusqu’à 25 fûts par heure

La LTS-20 permet de laver jusqu’à 25 fûts par heure, soit près de 200 fûts en une journée complète si l’organisation de la brasserie le nécessite. Pour une structure produisant moins de 500 hl/an, cette capacité est largement suffisante pour suivre le rythme de production sans créer de goulot d’étranglement sur la zone de conditionnement.

Des cycles modulaires pour s’adapter à chaque protocole

La LTS-20 ne repose pas sur une programmation industrielle complexe. Au contraire, elle se distingue par des commandes simples, mais une véritable modularité des cycles. Il est possible d’ajuster les durées de soude, les temps de passage en acide ou en acide péracétique, d’intégrer ou non une phase de vapeur et de moduler la purge CO₂ en fonction du protocole interne de la brasserie. Cette souplesse est essentielle pour adapter la machine à des profils de bières variés.

Une laveuse de fûts facile à utiliser

Grâce à des interfaces claires et à une logique de fonctionnement linéaire, la LTS-20 est rapidement prise en main par les opérateurs. La simplicité des commandes limite le risque d’erreur humaine tout en facilitant la transmission des bonnes pratiques de lavage au sein de l’équipe.

Monophasé ou triphasé : une adaptabilité rare

La LTS-20 est disponible en version monophasée ou triphasée. Cette double option simplifie grandement l’implantation de la machine dans des locaux parfois atypiques : ateliers urbains, caves, bâtiments agricoles, containers aménagés, etc. Une brasserie qui ne dispose pas immédiatement du triphasé peut ainsi installer la LTS-20 en monophasé, puis envisager une évolution ultérieure de son infrastructure électrique si nécessaire.

À l’inverse, une brasserie déjà équipée en tri 400 V pourra intégrer la LTS-20 dans une chaîne de conditionnement plus complète, Cette flexibilité électrique rend la machine compatible avec de nombreux scénarios de production.

Une machine pensée pour durer

La conception de la LTS-20 est volontairement simple et robuste. Les éléments critiques (tête de lavage, joints, circuits internes, vannes) sont accessibles et standardisés, ce qui facilite leur remplacement en cas d’usure. La maintenance préventive est facile à organiser et ne nécessite pas de compétences pointues en automatisme ou en électronique.

Pour une microbrasserie artisanale, cette durabilité est un point clé : une machine fiable, avec peu de pièces spécifiques, limite les arrêts de production imprévus et les coûts de service.

La laveuse de fûts LTS-20, la solution hygiène pour les microbrasseries < 500 hl/an

En combinant une tête de lavage robuste et compatible S/A/G, un cycle complet soude–acide–rinçage–CO₂, la possibilité d’intégrer une désinfection par vapeur basse pression, une cadence pouvant atteindre 25 fûts par heure, des cycles modulables, une version monophasée ou triphasée et une maintenance simple, la Laveuse de fûts LTS-20 s’impose comme une solution cohérente et durable pour les microbrasseries de moins de 500 hl/an.

 

FAQ : Laveuse de fûts LTS-20 et microbrasserie

Pour quel type de brasserie la laveuse de fûts LTS-20 est-elle adaptée ?

La LTS-20 est particulièrement adaptée aux microbrasseries artisanales dont la production annuelle est inférieure à 500 hl. Sa cadence de 25 fûts par heure permet de suivre le rythme de conditionnement sans surdimensionner l’investissement. Elle convient aussi bien aux brasseries en démarrage qu’aux structures établies souhaitant fiabiliser leur protocole de lavage de fûts inox tout en conservant une organisation souple.

Quel est l’intérêt d’une purge au CO₂ sur la LTS-20 ?

La purge au CO₂ permet de chasser l’air résiduel du fût après le rinçage final. En remplaçant l’air par du CO₂, la LTS-20 limite les risques d’oxydation de la bière lors du remplissage. C’est une bonne pratique en microbrasserie, surtout pour les bières sensibles à l’oxygène dissous ou celles destinées à être conservées plusieurs semaines en fût.

La LTS-20 peut-elle utiliser à la fois soude, acide et acide péracétique ?

Oui, la LTS-20 est compatible avec un cycle de nettoyage complet incluant soude chaude, phase acide et acide péracétique. La soude assure le décrochage des biofilms et des dépôts organiques, tandis que l’acide et l’acide péracétique neutralisent la soude résiduelle, traitent les dépôts minéraux et apportent une désinfection complémentaire. Cette compatibilité permet aux brasseries d’ajuster leur protocole aux produits de nettoyage déjà utilisés sur leurs autres équipements.

En quoi la compatibilité vapeur basse pression de la LTS-20 est-elle un avantage ?

La possibilité de raccorder la LTS-20 à un générateur de vapeur basse pression permet d’ajouter une étape de désinfection thermique aux cycles de lavage. La vapeur agit rapidement sur les micro-organismes les plus résistants et apporte une couche de sécurité supplémentaire par rapport à un protocole exclusivement chimique. C’est un atout important pour les bières peu houblonnées, les lagers ou les produits destinés à une conservation plus longue en fût.

La laveuse de fûts LTS-20 est-elle compliquée à installer et à utiliser ?

Non, la LTS-20 a été conçue pour rester simple à installer et à faire fonctionner au quotidien. Elle existe en version monophasée ou triphasée, ce qui permet de l’intégrer dans des locaux aux configurations électriques variées. Les commandes sont volontairement lisibles et la modularité des cycles évite la complexité des automates industriels. Les opérateurs s’approprient rapidement la machine et peuvent suivre un protocole standardisé avec peu de risques d’erreur.

Quel est l’impact de la LTS-20 sur les coûts d’exploitation d’une microbrasserie ?

La LTS-20 contribue à maîtriser les coûts d’exploitation en combinant une mécanique robuste, une maintenance limitée et une consommation de produits ajustable. La modularité des cycles permet de doser la soude, l’acide et l’acide péracétique en fonction des besoins réels. La possibilité d’ajouter une étape vapeur peut réduire encore ces consommations. Pour une brasserie de moins de 500 hl/an, cette approche permet de sécuriser l’hygiène des fûts tout en conservant un coût par fût lavé raisonnable et prévisible.